BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

lundi 14 mai 2018

SNCF. Le plus dur, dans la grève, c'est de tenir jusqu'aux grandes vacances. Il faut être en forme pour la grève de la rentrée !


Le saviez-vous ?

Le saviez-vous ? Voici ce que Che Guevara écrivait dans son ultime message d'avril 1967, rédigé dans la forêt bolivienne : 
"Il faut mener la guerre jusqu'où l'ennemi la mène, chez lui, totalement, dans ses lieux d'amusement"
Dans ses lieux d'amusement ? C'est exactement ce que fait Daech un peu partout dans le monde, au Bataclan, à Nice ou à Paris samedi dernier. 
Sur Twitter, j'ai demandé à Méluche et Corbière ce qu'ils pensaient de la dernière recommandation du saint guérillero : silence de plomb.
J'ai comme l'impression qu'une fois de plus le Che, non content de perdre tous les combats qu'il a engagés en solitaire (sans Fidel il était paumé), a perdu une belle occasion de se taire.  C'est le principal problème des doctrinaires, surtout ceux qui se piquent d'être des stratèges, ils ne voient pas les applications possibles de leurs délires de plume. Je t'invente un monde idéal et tu dois y entrer de gré ou de force, sinon je t'égorge ou je te grille la cervelle, et puis celle de ta mère, ta femme et ta fille "sur ses lieux d'amusement".

J'ai écrit ailleurs pourquoi j'arrivais malgré tout à apprécier le Che. C'était un grand lecteur, un inconditionnel, un fanatique de Don Quichotte. Qui aime Cervantès peut être sauvé !


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Le saviez-vous ? Rue Marsollier, IIe arrondissement de Paris. Le terroriste franco-russo-tchétchène Azimov y a tué samedi un homme au n°8. C'est au n°11 que les parents de Louis-Ferdinand Céline (sa mère Marguerite seule à la fin) ont vécu de 1907 aux années 40. Ferdine y a séjourné de longues années, a quitté les lieux puis est revenu s'y installer avec sa femme Lucette, et ça a failli mal tourner. Il croque le décor et l'atmosphère de ce quartier dans son chef-d'oeuvre Mort à crédit. Avant 1907, il habitait dans le Passage Choiseul aux n°64 et 67, juste en face, derrière les Bouffes parisiens.


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Le saviez-vous ? Interdire la consultation de sites djihadistes, c'est du franc pipeau qui  revient à criminaliser les idées. Demander des prêches en français, c'est une douce rigolade car nul n'empêche les réunions secrètes. Expulser tous les fichés S ne résoudra rien surtout si la France continue de naturaliser n'importe qui à tour de bras. 
Puisqu'on nous affirme, le gouvernement comme les médias, que "les attentats vont durer longtemps", alors la sécurité des citoyens n'aura une chance d'être assurée que lorsque la société civile sera en droit de se défendre elle-même. Autrement dit lorsque les Français auront de nouveau le droit de porter des armes - à condition évidement qu'ils remplissent les conditions requises. 
Pour le moment, seule une minorité des privilégiés (hommes politiques, happy few) dispose de ce droit. On se demande bien au nom de quoi les autres, le grand public, en sont privés. En juillet 1792, l'Assemblée nationale a voté un décret stipulant que "tous les citoyens doivent être pourvus d’armes, afin de repousser avec autant de facilité que de promptitude les attaques des ennemis intérieurs et extérieurs de leur constitution". Aujourd'hui quiconque, hors de son domicile, est trouvé porteur d’une arme de catégorie A ou B risque une peine de cinq ans d’emprisonnement.
On connaît l'habituelle propagande médiatique à propos des mass shootings aux États-Unis. Seulement la Suisse, le pays qui a le plus d'armes a aussi le moins de victimes. Quant aux États-Unis, il y a plus de morts par armes à feu dans les gun free zone que dans les endroits où le port d'arme est autorisé. La majorité des homicides commis aux États-Unis le sont avec des armes à feu détenues illégalement. Ne comptez pas sur BFMTV pour vous le révéler.
Le droit de légitime défense doit également être accru. On doit cesser de victimiser les criminels, qui seuls bénéficient de facto du port d'armes volées ou acquises au black market.  Il faudra enfin qu'un jour la France choisisse entre vouloir abattre Assad et vouloir combattre Daech. Pour le moment, ceux qui luttent jour après jour contre Daech, sur le terrain, ce sont Assad et ses alliés. C'est grâce à eux que l'État islamique n'est plus qu'un fantôme de confetti sur la carte. Il faudrait cesser de les diaboliser et de les bombarder. Un minimum de logique s'impose.


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Le saviez-vous ? L’économie américaine (les méchants capitalistes) est en plein boom. Sa croissance est d'environ 3%. Le Dow Jones bat des records jamais atteints depuis 85 ans. 
L’investissement des entreprises a augmenté de 6,7 % au second trimestre 2017 et de 3,9 % au troisième. Le tout dans le contexte d’une grande réforme fiscale, avec une forte dérèglementation. 
Quant au chômage il connaît l’un des plus bas taux depuis des années. Fin mars 2018, les inscriptions au chômage atteignaient le niveau de 1973, du jamais vu. 
Intéressante aussi la baisse du chômage des jeunes. Comme les entreprises manquent de main d’œuvre, elles embauchent des jeunes à partir de 16 ans.  Le taux de chômage des plus jeunes en mars 2018 est extrêmement bas : pour les 16-19 ans, il se situe à 13, 9 % tandis que celui des 20-24 ans est tombé à 7,2 %. 

En France, dans notre beau pays où nous savons tout sur tout, et où la moraline et les bons sentiments ne coûtent pas cher puisque "c'est l'État qui paye", le taux de chômage des jeunes (- de 25 ans) reste très élevé : 21, 6 %.

- Mais alors, Blanrue, t'es pour l'impérialisme ?

- Non, je suis contre. Je suis pour que les États-Unis s'occupent de leurs fesses. Mais en économie, je suis pour les solutions qui marchent. Et il faudrait encore aller beaucoup plus loin que les mesures déjà prises là-bas, pour faire échec au capitalisme de connivence, l'alliance incestueuse de l'État, des banques et des grandes entreprises. Et pour en finir aussi avec le trucage démocratique. Me fais-je comprendre ?

- Oui et non... Comment on fait ? 
- Chaque chose en son temps !
Venise a été la plus grande cité-État du capitalisme marchand. Ça ne lui a pas trop mal réussi, je crois.




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Le saviez-vous ? Se plaindre de son salaire c'est bien, mais regarder la différence entre son salaire brut et net, c'est mieux. Demandez-vous pourquoi on ne vous donne pas tout votre salaire afin que vous choisissiez ensuite librement où vous allez dépenser votre argent. Vous prendrait-on pour des demeurés, inaptes au choix et à la liberté ?

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Le saviez-vous ? En France, c'est en 1841, sous la monarchie de Juillet, que les premières lois contre le travail des enfants dans les usines ont été prises. C'est sous le Second Empire qu'en 1864 les syndicats furent autorisés. Quant à la grève, c'est le député libéral Frédéric Bastiat qui demanda, en 1849, qu'on en reconnaisse le principe.


Paul-Éric Blanrue


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vendredi 11 mai 2018

Aujourd'hui, Salvador Dalí aurait 114 ans !


« J’ai toujours été monarchiste et anarchiste. 
Monarchiste pour que notre anarchie, celle d’en bas, soit protégée par l’ordre d’en haut. » 
Salvador Dalí (1904-1989).

jeudi 10 mai 2018

Vive Turgot !


Né le 10 mai 1727, Anne-Robert Turgot œuvra comme contrôleur général des finances auprès du roi Louis XVI. Son grand-père paternel fut intendant à Metz. Proche des conceptions de Locke et de Voltaire, il empêcha la levée de nouvelles taxes et d'emprunts, et s'acharna à éviter la banqueroute. Il supprima la corvée royale. Grâce à ses mesures, il réduisit le déficit du royaume. Ses attaques contre des privilèges hors d'âge suscitent l'opposition du Parlement. Il est contraint de démissionner en 1776. 

Louis XVI : "Il n’y a que M. Turgot et moi qui aimions le peuple".

Turgot

jeudi 3 mai 2018

Toujours à propos du bicentenaire de la naissance de Marx, cet imposteur.



Petit débat amusant (parfois futile) avec des paléo-communistes sur le compte FB de Jean Bricmont. Rions un peu !


Paul-Éric Blanrue : "anticapitaliste" ne veut rien dire.
Diane Gilliard : ???
Frédéric Busschaert : Ça veut dire collectiviste, non ?

Paul-Éric Blanrue : En quoi le collectivisme est-il anticapitaliste ? Si capitalisme signifie "économie de marché", comment comptent-ils en sortir ? En nationalisant tout ? En mettant le pays en autarcie ? En mangeant des cailloux ?
Michel Rey : Quel ramassis de banalités, dignes d'un repas d'affaires entre grands banquiers (les nationalisations, ma chêêêre, quelle horreur !). J' ai le vague souvenir d'une époque pas très lointaine où vous vous essayiez au "non-conformisme" : vous êtes sagement revenu au bercail, vous avez bien fait.
Paul-Éric Blanrue : Les nationalisations ça ne marche pas. On l'a vu en 1981-2-3. Le non-conformisme ne revient pas à se donner corps et âme à l'État-papa, mais à s'en détacher. Comme un grand. Pas besoin d'être banquier (lesquels se servent d'ailleurs de l'État, qui les sauvent en raison du "too big to fail"), il suffit d'être un homme libre. Quant aux cartels des banques, je suis pour leur écroulement ; et aussi pour le dynamitage des banques centrales. Voilà ma philosophie, mon brave monsieur.
Michel Rey : Les "nationalisations " de 1982/83 n'en étaient pas : il s' agissait de cadeaux énormes faits aux actionnaires. Sans doute n' êtes vous pas banquier, mais votre point de vue ("L'homme libre" qui n'a besoin que de lui-même -wwouâââh , quel mec !-) est effectivement une des principales banalités dont nous abreuvent les gens qui se prennent pour des gagneurs (j'entendais déjà ce discours avant votre naissance).
Paul-Éric Blanrue : La nationalisation était une belle foirade comme les 70 ans de communisme soviétique, et toutes les "expériences communistes" du monde, avec leurs massacres afférents et leur splendide dictature de la pensée. Je comprends bien que vous ne puissiez pas comprendre ce qu'est un homme libre, vous avez besoin de votre État-papa pour vous rassurer quand vous faites des cauchemars 
Eliane Marcato : Paul-Éric Blanrue Allez vivre aux Usa
Paul-Éric Blanrue : Mais je vis où je veux et je pense ce que je veux. Ah ces cocos et leurs déplacements de population ! Vous ignorez totalement le concept de souveraineté individuelle. "Sur sa propre personne nul n'a de droit sauf lui-même" (John Locke) - lui-même et Dieu pour ceux qui y croient. C'est le seul principe compatible avec une éthique universelle.

2° Une réponse sur le compte FB de Blanrue à son ami Claude Bourrinet sur Marx, le capitalisme et le Plan. 

Ces "nationalisateurs" et planificateurs en carton-pâte ne connaissent rien à la science économique, ils rabâchent les cours du soir du parti. Ils ne font pas d'économie mais de l'idéologie. Le capitalisme n'est pas né dans la cervelle d'un hégélien de Trèves ou dans celle d'un penseur inspiré, il a été un développement naturel de l'histoire. Dans sa version marchande, je ne cesse de le dire, il s'est développé depuis les pays libres du Nord ou les cités-État italiennes comme Venise, qui, que je sache, n'est pas synonyme d'horreur économique ou démocratique. Les planificateurs croient à la toute-puissance de la raison raisonnante, mais ils ignorent les leçons de l'école de Salamanque (Espagne, XVIe siècle) que Hayek a réhabilitée, laquelle posait, avec une prudence aristotélicienne, la "théorie de l'inconnaissance" : on ne peut pas prédire l'avenir, incertain par nature, on ne sait pas quoi produire, ni comment, ni pour qui, ni le juste prix, ni le juste salaire. Il n'y a pas d'objectivité en ces matières. Le prix se fait sur le marché, tout comme on ne connaît les besoins que dans une économie ouverte et concurrentielle. Dans le Plan, par surcroît, la liberté de l'homme est niée. Marx s'est trompé sur tout et a fait un maximum de mal dans d'excellentes cervelles. Quand on nous ressort avec gourmandise des passages dans lesquels il se gausse des méfaits du capitalisme, on se moque de nous. Non seulement Marx a reconnu les mérites du capitalisme, mais il espérait qu'il allait se répandre partout, car, selon lui, qui se vantait d'être un "citoyen du monde", ce mode de production détruisait les frontières, les coutumes, les religions, toutes choses qu'il haïssait. Il misait simplement, en "hégélien inversé", au nom de la dialectique, sur le fait que les contradictions capitalistes le feraient s'écrouler et que le prolétariat, promu nouveau messie, prendrait ensuite les rênes et imposerait ses valeurs, comme la bourgeoisie avait pris la suite de la noblesse en 93. L'une de ses innombrables erreurs a été de calquer son histoire universelle sur la seule révolution française, comme si elle était l'étalon de toute vérité future, alors que les choses ne se sont pas passées ainsi en Angleterre avec la Grande révolution, ni lors de la révolution américaine. Toutes ses prédictions concernant la révolution dans les pays capitalistes se sont révélées fausses : elles n'ont pas eu lieu en Angleterre, comme il l'avait pronostiqué, mais dans les pays en voie de développement ou ceux qui commençaient avec retard leur révolution industrielle. Or c'était un des piliers de son système. Un autre pilier c'était la valeur travail, reprise à Smith et Ricardo. Pour lui la valeur (d'échange) c'est la dose de travail incorporée dans la marchandise. Donc, poursuit-il, comment le capitaliste gagne-t-il de l'argent ? En faisant travailler l'ouvrier le plus possible et en le payant le moins ! C'est facile, ça se comprend vite, pas la peine de trop faire fonctionner son cerveau. C'est la "plus-value" et la théorie de "l'exploitation de l'homme par l'homme". Seulement c'est faux de bout en bout. De nombreux économistes ont démontré, par des exemples simples, à quel point Marx se gourait. Si je peins pendant dix ans une croûte, elle ne vaudra pas une banane, mais si un nouveau Titien peint un chef d'oeuvre en une heure, son tableau vaudra cent mille fois plus que ma croûte. Ce n'est donc pas ma dose ou mon temps de travail qui fait la valeur de ma marchandise. La valeur c'est l'utilité, le désir, la rareté, le coût de production, etc., et c'est surtout la valeur du service subjectif rendu, de quelque nature soit-il, aussi immatériel soit-il. Cette valeur ne se connaît qu'au moment de l'échange, et non dans les bureaux des technocrates planificateurs malgré tous les ordinateurs du monde. Toutes les autres pseudo lois de l'imposteur Marx se sont révélées inexactes, comme la "baisse tendancielle du taux de profit", la "loi de concentration" ou "la loi de paupérisation générale" (il pariait sur un appauvrissement constant du prolétariat, alors qu'on a assisté à la formation d'une immense classe moyenne et que depuis 50 ans le pouvoir d'achat des salaires a augmenté plus vite que le pouvoir d'achat des profits). Il prophétisait aussi des crises de surproduction : on est au contraire dans le besoin permanent. Le pire de tout a peut-être été sa philosophie, qui a déstructuré la pensée classique : en bon matérialiste ultra, il a estimé que "l'essence de l'homme était l'ensemble des rapports sociaux", autrement dit, pour lui, il n'y avait pas de nature humaine, les hommes ne sont que ce qu'en fait la société, ce qui a donné aujourd'hui le "gender" (hommes et femmes ne sont que des constructions sociales) et autres dégénérescences de la pensée en route pour la crétinisation générale. Et les anti-système se réclament de ce zozo !




dimanche 29 avril 2018

Fable historique : LOUIS XIV N'A JAMAIS DIT "L'ÉTAT C'EST MOI !"



Extrait de l'opus de Blanrue, le Livre noir des manipulations historiques, Fiax Lux, 2017, 430 pages.


(...)
Comme l'a écrit Henri Gaubert : « Plus un mot historique reflète exactement la physionomie morale de son auteur présumé, plus ce mot a des chances d'être faux ». C'est exactement le cas pour « L'État, c'est moi ! » Nul roi de France, mieux que le roi Soleil, ne pourrait être tenu comme auteur de cette formule. Le mot passe pour être la marque de fabrique de Louis XIV. A tort plus qu’à raison, il sonne à nos oreilles comme la plus concise définition que l'on puisse donner de la monarchie absolue.
La scène se déroule au mois d'avril 1655. Le Parlement est en rébellion et refuse d'enregistrer les édits royaux. Louis XIV, âgé de dix-sept ans, apprend la nouvelle. Il quitte ses chasses de Vincennes pour se transporter devant l'assemblée des magistrats. Il ne prend pas le temps de se changer, arrive dans la salle des délibérations avec ses grosses bottes, son chapeau gris, son justaucorps rouge, son fouet de chasse à la main. Le premier président tente d'expliquer la nature de la résistance de ses collègues. L'intérêt de l'État serait en jeu. C'est alors que le jeune roi aurait répliqué avec la phrase que nous savons. Cette parole marquerait le début de l'absolutisme royal.
Il suffit de lire tous les mémorialistes du XVIIe siècle pour être assuré que Louis XIV ne l'a jamais prononcée : Montglat, Mme de Motteville, l'abbé de Choisy, Olivier d'Ormesson, qui relatent l'entrée fracassante du roi, n'y font aucune allusion. Chez aucun de ses auteurs n'apparaît non plus le détail évocateur du fouet. Le premier à mentionner l'objet se trouve être Voltaire, dans son "Siècle de Louis XIV", bien des années plus tard, le temps que la rumeur ait fait son chemin. Il fut suivi par de serviles copieurs. Bientôt, on fit arriver le roi au Parlement avec ses éperons !
C'est avec Lavallée, semble-t-il, que la formule de Louis XIV apparaît pour la première fois dans la littérature historique, un siècle plus tard. Lavallée avait-il lu Bossuet qui, éclairant la fonction du roi, avait écrit que « tout l'État est en lui» ? Il aurait alors commis un fâcheux contresens.
(...)

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La municipalité vénitienne établit enfin une juste discrimination entre les résidents et les touristes ensuqués ! Bonne nouvelle ! Idée à exporter ! Indipendenza Veneta !

Venise croule sous le nombre de touristes. Ils sont 30 millions chaque année à s’y ruer. Les conséquences sont désastreuses pour la ville, classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, et pour ses habitants. La municipalité tente ce week-end de séparer les visiteurs des résidents. Certaines rues et débarcadères seront réservés aux Vénitiens.


Le premier week-end de mai est traditionnellement chargé dans les rues de Venise, envahie par des hordes de touristes. Cette année, pour tenter de donner un peu d’air aux habitants et assurer la sécurité de tout le monde, le maire, Luigi Brugnaro a pris une décision radicale : les touristes emprunteront des itinéraires spécifiques pour rejoindre les points les plus visités de la ville, comme la place Saint-Marc ou le pont du Rialto. Pour se rendre sur le pont du Rialto, les touristes devront suivre un itinéraire spécifique ce week-end, à Venise. « Ce sont des mesures urgentes afin de garantir la sécurité publique et la qualité de vie dans la ville historique de Venise »indiquent dans un communiqué, les autorités locales. Certaines rues et débarcadères seront donc réservés aux habitants de Venise ou aux résidents au long cours qui possèdent une carte spécifique, la Venezia Unica. Les automobilistes n’ayant pas réservé de place dans un des parkings de la ville devront rebrousser chemin. C’est « l’expérience d’un nouveau système de gestion du tourisme », prévient le maire qui a précisé que ces mesures pourraient devenir la norme lors des week-ends d’été chargés. D’autres villes ou pays ont pris des mesures peu agréables pour protéger leur patrimoine face au tourisme de masse. Au Bhoutan par exemple, petit royaume enclavé entre les géants chinois et indiens, le nombre de visiteurs étrangers est limité par une taxe de séjour quotidienne exorbitante. Ils sont tout de même de plus en plus nombreux (20 000 en 2009 et plus de 130 000 en 2014), mais l’affluence est toujours contrôlée par le gouvernement. Sur l’île de Santorin, en Grèce, le nombre de débarquements a été limité. Dans les Cinque Terre (Italie), en cas de trop forte affluence, certains sentiers sont fermés au public, tant pour la sécurité du public que pour protéger l’environnement. À Rome, c’est le comportement des visiteurs qui fait l’objet de davantage de contrôles. Les baignades dans les fontaines sont sanctionnées d’une amende, après qu’un touriste espagnol a été retrouvé nu à barboter dans la fontaine de Trevi. Ces rues réservées aux visiteurs les éloigneront des lieux de vie des Vénitiens, qui se plaignent depuis des années des ruelles vite encombrées de la Sérénissime. (...)

Débat passionnant entre Blanrue et l'ex sous-préfet Bruno Guigue sur le communisme, Cuba et la Chine !


Voici in extenso le long et instructif débat que j'ai eu hier et aujourd'hui avec l'ex sous-préfet Bruno Guigue (https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Guigue) sur le communisme, Cuba et la Chine, sur le compte Facebook de Jean Bricmont
Je lui ai laissé le mot de la fin : "Vous êtes de mauvaise foi, comme tous les réacs.
À chacun de se forger son avis !
Je réagissais à l'intervention d'un tiers qui faisait la promotion de l'URSS.

Paul-Éric Blanrue




- Paul-Éric Blanrue : Tout le monde sait en effet que le communisme a été une réussite éclatante et que l'URSS était le paradis des travailleurs. Au point qu'on a bâti un mur pour empêcher les occidentaux d'y entrer en masse pour profiter des largesses de l'État socialiste. En plus il régnait là-bas une liberté d'expression totale. Non, vraiment, c'était le bonheur. On se demande pourquoi tout ce joli monde s'est effondré.
- Bruno Guigue : Ce qui s'est effondré avec le mur, c'est aussi l'espérance de vie des Russes : - 10 ans sous Eltsine. Mais comment est-ce possible ? Ils n'ont pas compris que le capitalisme ouvrait un avenir radieux ?
- Paul-Éric Blanrue : Valeur la plus élevée en Russie pour l'espérance de vie : l'année 2015. Voyez la courbe sur un siècle : http://perspective.usherbrooke.ca/…/SP.DYN.LE00.IN.htmlGérer
- Bruno Guigue : Très éclairant, en effet. Chute vertigineuse avec l'instauration du capitalisme, puis remontée avec Poutine. Mais la Russie (70 ans) est loin derrière Cuba (80 ans), qui devance aussi les USA.
- Paul-Éric Blanrue : L'espérance de vie a augmenté dans le monde entier au XXe siècle : https://www.ined.fr/.../focus/la-duree-de-vie-dans-le-monde/ Il est vrai qu'à Cuba elle est à un niveau élevé, et c'est tant mieux, mais le Japon, Singapour, l'Italie, la Corée du sud, la France, le Luxembourg, la Suisse, le Chili... bref une trentaine des pays, ont un taux encore bien plus haut. Cette liste établie par l'OMS en 2015 place les États-Unis légèrement devant Cuba : https://fr.wikipedia.org/.../Liste_des_pays_par_esp%C3... J'ai toujours soutenu Cuba contre l'impérialisme US, mais je lui reproche d'autres choses ----> http://blanrue.blogspot.fr/.../cuba-la-souverainete...
- Bruno Guigue : Selon "Le Monde", journal notoirement bolchevik, Cuba est devant les USA. Quant aux pays que vous citez, ce ne sont pas de petits pays en développement écrasés par un embargo impérialiste. La réussite du socialisme cubain est d'autant plus remarquable. http://www.lemonde.fr/…/six-chiffres-qui-racontent-cuba...G…
- Paul-Éric Blanrue : Je cite la très officielle OMS. Pour le reste, prenez le temps de lire mon modeste article.
- Bruno Guigue : Je l'ai lu, et je suis déjà en désaccord avec le titre, de toutes façons.
- Paul-Éric Blanrue: L'information n'est pas contrôlée par l'État ?
- Bruno Guigue : Oui, et alors ? Chez nous, elle est aux mains des milliardaires, et c'est pire.
- Paul-Éric Blanrue : L'Huma est-il un journal de milliardaires ? Les partis hostiles au régime sont-ils interdits ? Je crois même que Mélenchon a droit à la parole et peut défendre Cuba autant qu'il le veut. Chez nous, on a un accès facile à internet et il existe quantité de journaux de toutes expressions, de l'extrême droite à l'extrême gauche, qui ne sont pas tenus par "des milliardaires". Mais il est vrai que la liberté d'expression est une "vertu bourgeoise". C'est bien le problème de cette conception de la vie. Moi je suis pour la libre expression partout.
- Bruno Guigue : "La libre expression partout " n'existe nulle part, c'est bien le problème, et vous refusez de le voir. Votre conception du monde est digne de Walt Disney. https://www.legrandsoir.info/pourquoi-la-liberte-d...Gérer
- Paul-Éric Blanrue : Je viens d'y jeter un oeil. Il est évident qu'il existe partout une presse mainstream et une doxa majoritaire. Je le sais d'autant mieux que j'en suis victime - et que j'en ai été banni. Sur ce point vous prêchez un convaincu. Il n'empêche que la liberté d'expression existe davantage dans certains pays que dans d'autres. À Cuba, les journaux d'opposition sont interdits, c'est un fait. Ce qui est d'ailleurs stupide car les Cubains écoutent les radios US basées à Miami qui leur envoient de la propagande. Rien ne vaut le débat libre des opinions différentes. C'est ainsi qu'avance la science, et c'est ainsi qu'on progresse. Pas en censurant à outrance.
- Bruno Guigue : Un pays qui subit l'embargo et le terrorisme US depuis 60 ans doit se défendre, Paul-Éric Blanrue. Ceux qui veulent vivre au paradis capitaliste peuvent le faire. Pour ce qui est des débats à Cuba, ils existent et ils sont beaucoup plus pluralistes qu'une émission de C dans l'Air.
- Paul-Éric Blanrue : Dans tous les pays "communistes" la presse était sous contrôle étatique, embargo ou pas. Se défendre contre l'embargo US ? Très bien, j'en suis partisan. Sur ce point, Cuba a 100% raison. Mais je ne vois pas en quoi se défendre contre l'embargo implique l'interdiction d'un libre débat politique dans l'île, ni la libre expression des points de vue.
- Bruno Guigue : Toute société fixe des limites à ce qu'il est licite de dire, Paul-Éric Blanrue. Vous en connaissez une seule qui déroge à cette règle ? C'est de l'anthropologie de base. Pour ce qui est de Cuba, ils ont choisi d'interdire la propagande ennemie. Ils vivent dans le monde réel, pas dans le ciel des idées. C'est pour cette raison que le socialisme à la cubaine n'a pas fini comme Allende, Mitterrand ou Tsipras. Je les approuve totalement.
- Paul-Éric Blanrue : C'est le choix de Cuba. C'est-à-dire de l'État cubain censé incarner ce que veut la population. Et comme on ne sait pas ce qu'elle pense parce qu'elle ne peut pas s'exprimer librement, c'est plus simple. CQFD. Ceci dit, Bruno, Ils font ce qu'ils veulent, pas de problème. Sauf que moi, en tant que penseur libre, je dis ce qu'il me semble juste de dire. Se voiler la face a été le drame de communistes tout au long du XXe siècle, dommage que vous n'en soyez pas conscient.
- Bruno Guigue : Je ne me voile pas plus la face que vous, je constate que les Cubains sont scolarisés à 100% et qu'ils ont le meilleur système de santé des pays en développement. Si vous pensez que le "communisme" n'y est pour rien, tant pis pour vous. Pour ce qui est du bilan pluriséculaire de l'idée communiste, on ne va pas épuiser le sujet aujourd'hui ! J'ai tenté malgré tout une petite synthèse : https://www.legrandsoir.info/vingt-theses-sur-le...
- Paul-Éric Blanrue : C'est votre analyse, pas la mienne, vous l'aurez compris. Marx s'est trompé sur tout, la théorie comme les prévisions. Sa théorie de la valeur, pompée sur Ricardo, est fausse de bout en bout. Tout le problème c'est qu'il a été cru sans esprit critique et appliqué à la lettre, de façon dogmatique (les Cubains s'en sont d'ailleurs mordus les doigts). Les démocraties populaires, j'en ai visitées en leur temps, je connais le sujet, j'ai vu le moral de la population, qui ne rêvait que de passer à l'ouest... Je remarque que vous passez par pertes et profits les crimes de Staline en les mettant entre guillemets, et que les massacres maoïstes vous laissent de marbre. Vous pensez que la Chine se développe parce qu'elle est communiste alors qu'il est évident que c'est du plus pur capitalisme d'État. C'est du secteur privé que vient le développement actuel - je cite votre journal favori, "Le Monde" : "Depuis plus de dix ans, ce ne sont pas les sociétés étatiques mais les entreprises privées qui ont apporté l’essentiel de l’innovation et de la nouvelle croissance dont le pays a tant besoin. Dans l’automobile, les firmes publiques ne sont pas parvenues à briser la suprématie des constructeurs étrangers comme Volkswagen ou Toyota, tandis que c’est le petit indépendant Geely qui a construit la plus célèbre marque chinoise et qui s’est payé le luxe de racheter le suédois Volvo. Idem dans l’électronique avec Foxconn ou dans l’Internet avec l’essor des indépendants Alibaba et Tencent. Face à cela, le secteur étatique croule sous les dettes et les restructurations massives. Des centaines de milliers d’emplois sont supprimés dans les mines de charbon, les aciéries du Nord et les chantiers navals." http://www.lemonde.fr/.../la-chine-pays-de-l-hyper...
- Bruno Guigue : Il y a beaucoup de contre-vérités et d'approximations dans ce que vous dites sur la Chine. 60% du secteur industriel est public, l'Etat contrôle la monnaie, les banques, l'industrie lourde, les transports, l'énergie, l'armement, en fait tout ce qui est important. Les entreprises étrangères qui investissent en Chine sont obligées de le faire en joint-venture. C'est un Etat souverain, dirigé par un parti communiste de 90 millions d'adhérents, à la tête d'une économie mixte qui combine secteur privé et secteur public. Qu'on l'appelle capitalisme d'Etat ou "socialisme à la chinoise" n'a aucune importance. Ce système a multiplié le PIB par 17 en trente ans et il a sorti 700 millions de Chinois de la pauvreté. Lisez des ouvrages sérieux sur la Chine, comme "La Voie chinoise" de Michel Aglietta et Guo BaÏ (2014), et pas les idioties du "Monde". C'est le maoïsme qui a jeté les bases du développement fulgurant des 30 dernières années. En 1950, la Chine est dévastée. Espérance de vie : 42 ans. Analphabétisme : 80%. En 1980, l'espérance de vie est de 62 ans et l'analphabétisme est à 15%. Aujourd'hui, c'est 75 ans d'espérance de vie et l'analphabétisme est résiduel. Le plus difficile a été accompli dans les trente premières années. Aucun autre pays n'a réussi un tel exploit. Pendant ce temps, le "leader du monde libre" décline à grande vitesse. La Chine communiste gagne la compétition, sans avoir fait une seule guerre depuis 40 ans, ce qui n'est pas un détail.
- Bruno Guigue : Non, "Marx ne s'est pas trompé sur tout". C'est exactement le contraire. Il a eu raison sur l'essentiel, et son actualité saute aux yeux. Il a décrit la marchandisation de l'homme et du monde de façon lumineuse.
- Bruno Guigue : Le monde contemporain, merveilleusement décrit par Marx en ..1848 : "La bourgeoisie a joué dans l'histoire un rôle éminemment révolutionnaire. Partout où elle a conquis le pouvoir, elle a foulé aux pieds les relations féodales, patriarcales et idylliques. Tous les liens complexes et variés qui unissent l'homme féodal à ses « supérieurs naturels », elle les a brisés sans pitié pour ne laisser subsister d'autre lien, entre l'homme et l'homme, que le froid intérêt, les dures exigences du « paiement au comptant ». Elle a noyé les frissons sacrés de l'extase religieuse, de l'enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité petite bourgeoise dans les eaux glacées du calcul égoïste. Elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d'échange ; elle a substitué aux nombreuses libertés, si chèrement conquises, l'unique et impitoyable liberté du commerce. En un mot, à la place de l'exploitation que masquaient les illusions religieuses et politiques, elle a mis une exploitation ouverte, éhontée, directe, brutale. La bourgeoisie a dépouillé de leur auréole toutes les activités qui passaient jusque-là pour vénérables et qu'on considérait avec un saint respect. Le médecin, le juriste, le prêtre, le poète, le savant, elle en a fait des salariés à ses gages. La bourgeoisie a déchiré le voile de sentimentalité qui recouvrait les relations de famille et les a réduites à n'être que de simples rapports d'argent."
- Paul-Éric Blanrue : Bien sûr que la Chine s'est développée, elle s'est transformée en pays capitaliste et a adopté le libéralisme ! Xi Jinping et ses amis sont tout sauf des imbéciles. Zones franches, fin du monopole d'État sur de larges pans de l'économie... Le secteur privé réalise aujourd'hui plus de la 1/2 du PIB et les 3/4 des exportations ! C'est lui qui crée l'essentiel des nouveaux emplois et dégage la meilleure rentabilité. Il y a en revanche de fortes pertes du côté des entreprises publiques ou celles qui sont contrôlées par l'État. Rien d'étonnant. Ce n'est pas par hasard que le 3e plénum du 18e Comité central du PCC a tenu à réduire le rôle interventionniste de l'État dans l'économie, à donner plus de droits de propriété aux agriculteurs et à accroître les capitaux privés en mettant fin à certains monopoles d'État (par exemple dans les chemins de fer, au passage, ou dans la banque). Dommage pour ses habitants que ce soit une dictature capitaliste. Dommage aussi que ses habitants n'en profitent guère sur un plan financier, avec un PIB/hab qui place la Chine au 121e rang mondial. Je ne suis pas certain qu'un ouvrier de la CGT serait heureux de gagner un euro par heure. Dommage aussi pour un pays "communiste" que les familles les plus riches, soit 9 % de la population totale, détiennent 60 % du capital financier. Il n'y a pas non plus de séparation des pouvoirs ni d'indépendance de la justice, ni de droits individuels, quant aux avocats ils sont sous surveillance étroite. En prime, 80 % des exécutions mondiales de prisonniers ont lieu en Chine (chiffres d'Amnesty), ce qui la met au 7e rang mondial derrière l'Arabie saoudite et quelques autres... Soit 10 000 personnes par an, chiffre officiel chinois. On parle de la "rééducation par le travail" dans les laogaï et de la répression des opposants politiques ? Je ne vais pas rappeler ici l'esclavage maoïste, le génocide tibétain, la déportation d'intellectuels dans les campagnes, la "révolution culturelle", etc., vous laissant relire l'excellent Simon Leys pour ces périodes heureusement dépassées aujourd'hui (mais qui ont existé)... Lisez aussi François Bougon, "Dans la tête de Xi Jinping", Actes Sud, 2017. Pour ma part, j'aime ce pays et sa civilisation millénaire.
- Bruno Guigue : Vous croyez que "la Chine est capitaliste", et cette certitude simpliste vous suffit. Mais les chiffres que vous citez sont faux. En PIB/hab, la Chine est 82e selon le FMI et 84e selon la Banque mondiale, ce qui est honorable pour un pays qui compte 1,4 milliard d'habitants. Selon Amnesty international, officine maoïste notoire, il y a eu 1032 exécutions dans le monde en 2016. Vous prétendez qu'il y en a eu 10 000 rien qu'en Chine. Soit vous êtes fâché avec l'arithmétique, soit ils sont forts, ces Chinois ! J'ai lu le bouquin de Bougon. Très intéressant, surtout sur la façon dont un journaliste du "Monde" voit la Chine. Mais je préfère me documenter ailleurs qu'auprès d'un journal subventionné par le gouvernement français. Le "18è comité central du PCC" dont vous parlez n'existe pas. En revanche, le 19è congrès du PCC d'octobre 2017 a acté la stratégie de Xi visant à bâtir le "socialisme aux caractéristiques chinoises". Dans son bouquin, Bougon semble d'ailleurs se désoler de cette obstination des Chinois à persévérer dans la voie d'un système économique mixte sous la direction du PCC.
- Bruno Guigue : les exécutions capitales : https://www.lci.fr/.../rapport-amnesty-international...Gérer
- Bruno Guigue : Voilà qui va vous rafraîchir les idées.https://www.legrandsoir.info/quatre-choses-a-savoir-sur...G…
- Paul-Éric Blanrue : Ce qui marche en Chine, la cause de son développement actuel, c'est l'ouverture au secteur privé. C'est ainsi....
- Bruno Guigue : L'ouverture au secteur privé .. sous contrôle d'un Etat souverain à direction communiste qui maîtrise sa monnaie, son système bancaire et ses secteurs-clé. Bref, le contraire du capitalisme néo-libéral.
- Paul-Éric Blanrue : Merci de ce lien sur les exécutions capitales, qui confirme ce que je dis - je cite votre source : "Au total, 32 condamnations à mort ont été prononcées aux Etats-Unis en 2016, un plus bas depuis 1973, et 20 exécutions ont eu lieu, ce qui place le pays en septième position dans le classement de ceux qui exécutent le plus dans le monde derrière la Chine (plusieurs milliers), l'Iran (+ de 567), l'Arabie saoudite (+ de 154), l'Irak (+ de 88), le Pakistan (87) et l'Egypte (44) (....) 
Au total, Amnesty a répertorié 1.032 exécutions dans le monde en 2016 contre 1.634 en 2015, qui était un plus haut depuis 1989. Ces statistiques ne prennent pas en compte la Chine qui exécute, selon Amnesty, davantage de personnes que tous les autres pays du monde cumulés, mais en gardant secret tout chiffre officiel.
La Chine accusée de pratiquer des exécutions en secret
Ainsi, Amnesty a identifié "des centaines de cas" de condamnations à mort non répertoriées dans une base de données nationale en ligne que Pékin avait lancée comme gage de sa "transparence". Sur 931 exécutions annoncées publiquement par les autorités entre 2014 et 2016, soit "seulement une fraction du nombre total d'exécutions", seules 85 étaient mentionnées dans la base de données, souligne le rapport, notant que de nombreuses condamnations pour "terrorisme" ou crimes liés à la drogue n'y figuraient pas. L'ONG fustige le classement comme secret d'Etat de "la plupart des informations" sur la peine capitale, en raison d'une définition juridiquement très vague.
"La Chine veut être un leader sur la scène mondiale mais quand il s'agit de la peine de mort, elle suit le pire chemin possible en exécutant davantage de personnes chaque année que tout autre pays dans le monde", a regretté Salil Shetty. "Il est grand temps pour la Chine de lever le voile sur ce secret mortel et de devenir finalement transparente sur son système de peine de mort", a-t-il appelé de ses voeux."
- Paul-Éric Blanrue : Oui, c'est du capitalisme d'État. Du libéralisme encadré. C'est grâce au secteur privé que l'économie a décollé, non grâce à l'État. C'est quand l'État se retire que la richesse se produit. CQFD.
- Bruno Guigue : Vous en êtes réduit à exploiter les affabulations d'Amnesty International, qui est capable de se contredire dans la même page ? On donne un chiffre, puis on explique dix lignes plus loin que la Chine cache quelque chose. A mon avis, le pigiste qui a écrit le papier s'est fait retoquer par sa hiérarchie.
- Paul-Éric Blanrue : Je cite votre lien, soyez sérieux vous-même. En attendant, comme toujours, je remarque chez les marxistes ce fameux "deux poids deux mesures" : en France, la gauche a hurlé pendant des années contre la peine de mort, qu'on a fini par abolir, mais ça ne la dérange pas que la Chine soit l'un des pays qui exécute le plus de prisonniers au monde. Même chose pour la liberté d'expression. Même chose pour la privatisation, que la gauche trouve scandaleuse en France, mais admire en Chine.
- Bruno Guigue : J'ai cité volontairement une source anticommuniste, ça devrait vous plaire. Elle donne un chiffre à l'unité près (1032 exécutions), puis elle bafouille pour nous expliquer que les Chinois mentent. C'est comique, venant d'une organisation anglo-saxonne qui ne ment jamais, c'est bien connu.
- Paul-Éric Blanrue : Quand on cite une source, il faut tout citer ou rien. Ce qui est comique c'est que vous ne prenez de votre propre source que ce qui vous arrange.
- Paul-Éric Blanrue : Maintenant, je vous laisse le mot de la fin, je pense que notre petit débat a éclairé ceux qui voulaient l'être. Le reste se trouve sur mon propre compte pour les gens qui veulent discuter. Vous y êtes cordialement invité.
- Bruno Guigue : Vous me calomniez. J'ai donné le lien, donc je n'ai pas pris de cette source ce qui m'arrangeait. La contradiction du propos était éclairante : on raconte n'importe quoi sur la Chine pour tenter de sauver un modèle capitaliste néo-libéral en voie d'effondrement.
- Paul-Éric Blanrue : Ne racontez pas d'histoire, je cite VOTRE source en entier et vous dites que je vous calomnie. C'est n'importe quoi. On n'est pas au comité central, camarade. Je ne marche au pas de l'oie. Je ne suis la ligne d'aucun parti, je suis un intellectuel libre et indépendant, qui tente de réfléchir avec esprit critique et méthode, sans entrave. Je vous laisse avec vos rêves de communisme. Sur ce : bonne continuation !
- Bruno Guigue : Vous dites que j'ai cité partiellement une source, alors que j'ai donné le lien, laissant à chacun le soin de juger. Vous êtes de mauvaise foi, comme tous les réacs.